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Ils ont marché

 

Ils ont marché

D’un pas déchainé

Qui apaise la peur,

écrase la douleur

 

Les âmes s’élèvent,

 les corps se relèvent

Le sacrifice s’achève,

 jaillissante sève

 

les premiers pas

d’une route longue

pour le bataillon

des hommes de bois

 

Le souffle trace,

le sillon des carcasses

La rage s’essouffle,

Le peuple est debout

 

 

Ils ont appelé,

l’espérance du pied

Foulant la vérité,

gonflant le défilé

 

Ils ont traversé

les champs de liberté

Le convoi  vivant

Escorte les vents

 

Les hommes de foi,

luttent de leur joie

Brûlent le désarroi,

paradent en voix

 

Ils ont chanté,

Les voix emportées

l’innocence humaine,

sera souveraine

            Traversée

 

De cambrures en parures

Je retiens les figures

Pas de joie sans effort

Dans mon corps de retors

Dans ma tête y’a une bête

Un animal en défaite

Un gourou volatile

D’une espèce délébile

Etre née de travers, 

A l'endroit du désert

Ici je fais du bruit

Pour sortir de la nuit

De bavures en brûlures

Je ménage la monture

J’ai chassé la diablesse

 Repris ma forteresse

J’ai mangé ma détresse

Affamée mais debout

Je pose sur ma joue

Chaque jour une tendresse

 

A visage découvert

j'explore mes déserts

Ici je fais du bruit

Pour sortir de la nuit

 

De bougonne en mignonne

Les peurs s’époumonent

Mon cœur pèsera d’amour

Mon corps déjà velours

Les enfers sont bien loin

Le visage est humain

La parole se dit

La traversée se vit

Attraper la Lumière

Tisser mon univers

Ici je fais du bruit

Ici finit la nuit

      Dans ma prairie

 

Dans ma prairie,

les roses se retrouvent

et parfument ensemble

 

Les poètes s’excercent

Les mots se dispersent

Le silence résonne

 

Les âmes se délassent

Les amis apparaissent

Les tendresses se donnent

 

Dans ma prairie,

les enfants grandissent,

écoute

 

Les bavards s’impatientent

Les brutes déguerpissent

Les salauds disparaissent

 

Les peurs s’apprivoisent

Les doutes transforment

Les histoires se disent

 

Dans ma prairie,

les saisons se poursuivent

et déposent

 

Les êtres s’épaississent,

les regards savourent

les vivants réconfortent

 

les solitudes inspirent

l’espace est dessiné

le souffle sillonne

 

dans ma prairie l’oiseau

siffle le chant d’une terre sensible

 

Dans ma prairie,

les enfants grandissent

et écoutent

 

Dans ma prairie,

les roses se retrouvent

et parfument ensemble

 

Dans ma prairie

 l’oiseau siffle le chant,

 d’une terre sensible

           Soleil         

 

Quand la solitude cogne                Qu’en moi elle s’abandonne  

De pensées ébrèchées

En désirs hébétés

Je titube impatiente

D’une main apaisante

 

Le soleil est bien seul

Et pourtant il rayonne

 

Perdue dans mes castagnes

J’avalerais des montagnes

Figée dans mes abers

Je pourrais boire une mer

Occultant les beautés

D’une vie inspirée

 

Le soleil est bien seul

Et pourtant il rayonne

 

Le soleil est bien seul

Et pourtant il rayonne

                      

Quand le soleil  cogne

Il le fait sans vergogne

A ses rayons j’accroche

Mes pépites de roche

Jolis morceaux de vie

En mon cœur réunis

 

Le soleil est bien seul

C’est pour çà qu’il rayonne  

 

Le soleil est bien seul

C’est pour çà qu’il rayonne

 

Le soleil est bien seul

C’est pour çà qu’il rayonne

      Confessions

 

Mes p’tites rondeurs

Mes p’tites rougeurs

Mes p’tits boutons

Mes p’tits chiffons

Mes  p‘tits coups d’ peur

Mes p’tits coups d’cœur

Mes p’tites galères

Mes p’tites colères

 

Je ne suis pas parfaite

C’est la vie qui m’a faite

 

Mes p’tits abus

Mes p’tits obus

Mes p’tits délires

Sur la tirelire 

Mes p’tites râleries

Mes p’tites conneries

Mes p’tites prisons

Mes p’tits poisons

 

Pas de drames, ni de blâmes

Je cherche mon sésame

 

Mes p’tits excès

Mes p’tits succès

Mes p’tites victoires

Devant l’miroir

Mes p’tits bijoux

Tout doux, tout choux

Mes p’tites beautés

Mes voluptés

 

Je vis, je m’émerveille

Quand mon corps, se réveille

 

A petits pas

J’écris ma vie

Depuis longtemps

J’ai cette manie

De raconter

Çà m’débarrasse

Çà fait avancer

Mes godasses

 

Je deviens assez grande,

Pour danser mes légendes

     Je quitte la Mer

 

Je quitte la Mer                  

Du sel sous les paupières

Je regagne la terre

Saluer la bruyère

 

Rassasiée des enfers

Fatiguée des hivers

Consolée des misères

Je quitte la Mer

 

Je laisse l’équipage

A ses propres naufrages

J’abandonne la guerre

Désertion solitaire

 

Je vais trahir la peur

Délivrée des sueurs

A louvoyer les vagues

A esquiver les dagues

 

Débarquer sur la plage

Contemplation de l’âge

Dans le sol pacifié

J’enfoncerai les pieds

 

Je choisirai la pierre

Pour m’attacher à vie.

A l’horizon des terres

Je quitte la mer

 

Dans le temple de joie

Je poserai la voix.

Peuplé des âmes chaudes

Et des vivants qui rodent

 

La croisade oubliée

Les armes déposées

Le Ciel sous les paupières

Je quitte la mer

               Souffles

 

C’est un jour de printemps

Je rappelle le vent

Celui qui souffle longtemps

Dans l’esprit des enfants

 

Je voudrais le garder

L’obliger à souffler

De son air  aéré

Dans les sens insensés

 

En perdre la raison

Inventer ma saison

Accepter l’ouragan

Qui déplace le temps

 

La où la sève monte

C’est le vent qui raconte

Et quand l’âme se lâche

Son souffle est une attache

 

Je me suis préparée

A cette heure arrivée

Je laisserai passer

Les brises de l’été

 

Recueillant en mes mots

L’image et le nouveau

Inspirée davantage

Après chaque mirage

 

Je me suis préparée

A cette heure arrivée

Je laisserai passer

Les brises de l’été

 

Sa force est immense

Le désir se danse

Le chemin s’étend

Et tout est différent

               Dorée


Je me languis d’envahir ,

Tes déserts écarlates,

D’une force délicate,

Tes désirs, soutenir.

 

Je me languis de sentir,

Ton souffle affaiblir,

Les feux de la Dragonne,

Quand la nature déconne.

 

Je me languis de sourire,

A la petite blessée,

Et venir assécher,

Tes larmes et vivre.

 

Et puis vivre l’instant,

Dans le moelleux de tes fibres,

Dans l’étoffe,  devenir,

Ta source, ton élan.

 

Emporter loin de toi,

Les histoires déchirées,

Ouvrir la voix,

Te laisser raconter.

 

M’endormir sur tes friches,

Aux effluves boisées,

Dénicher, arpenter,

Tes beautés, tes délices.

 

Te pousser à l’envol,

Au dessus des grands vides,

L’oiseau se posera,

Sur des futurs limpides.

 

Annoncer tes victoires,

A tous les auditoires,

Crier ta vérité,

Te laisser révéler.

 

Tu as percé l’Asphalte,

Bouleversée, maladroite,

Vivante destinée,

Petite fleur dorée.

          Petit secret

 

J’ai un p’tit secret à dévoiler

Un pt’it défaut à révéler

Une p’tite manie à exposer

Pas très facile à raconter

 

J’vais vous l’dire, soyez patients

J’ai l’cœur qui bat à contretemps

Le pied qui tape c’est aggravant

Mais là je sens que c’est l’moment

 

J’ai des p’tites jalousies

Ce sentiment qui saisit

Et répand l’incendie

Dans le corps et l’esprit

 

Pas de négociation

Dans la compétition

L’ennemi désigné

Peut s’trouver en danger

 

J’ai des p’tites jalousies

Ce sentiment qui saisit

Et répand l’incendie

Dans le corps et l’esprit

 

L’art de la comparaison

Me ferait perdre raison

Au bout de la bataille

Y’a-t-il une médaille

 

J’ai des p’tites jalousies

 Ce sentiment qui saisit

Et répand l’incendie

Dans le corps et l’esprit

 

Ëtre la préférée,

 juste le temps d’y goûter

Etre la préférée,

Juste le temps de rêver

 

J’ai des p’tites jalousies

Ce sentiment qui saisit

Et répand l’incendie

Dans le corps et l’esprit

         Volcan 

                                

Le Murmure est troublant

Dans le creux du volcan

Une odeur insolente

Une ardeur brûlante

Se rappellent à moi

A la fin du combat

 

Rien n’a été détruit

Du profond de la nuit

Dans les luttes sauvages,

j’ai avalé mes rages

Une seule survit

Celle qui me mène ici

 

Rien ne pouvait mourir

J’ai enragé de vivre

Je pourrais tout écrire

J’aime mieux le dire

Regarder les sourires

Vers mon cœur accourir

 

D’une envie de crier

La joie s’est annoncée

D’une envie de prier

La tristesse exilée

Amoureuse de l’être

L’Idéal à renaitre

 

J’éprouve le frisson

A chaque exhibition

Du fond de mes chansons

Je bâtis une maison

Du fond de mon volcan

Je vous livre mon chant

         Vox

 

Celle du peuple, 

devient la mienne.            

Je trace, j’emprunte,         

Je serre la matière.   

                                          

la chair du son

libère le fond

le souffle du corps             Veni creator                                            

Vox Vox Voxa                   

Vox Vox Voxa                   

 

Montée jaillissante

Du son que je sens

J’entends vibrer

La victoire espérée

 

Je place le désir

Au-dessus de tout

abondamment nourrit

des envies de vie `

 

Vox Vox Voxa

Vox Vox Voxa

 

la vox me peuple

d’entités messagères

sonne le chant visible

de l’étrange dicible

 

la vox  vocifère

les mots  d’une prière

mon évangile s’écrit

sur fond de poésie

 

Vox Vox Voxa

Vox Vox Voxa

 

La verve est indiscrète

Déshabille le poète

La voix dans son mystère

Dénudera le vers

 

La tempête fertile,

Ma maitresse d’argile

Exaucera le chant

Libéré et vivant

 

Vox Vox Voxa

Vox Vox Voxa

Vox Vox voxa

                Sublime 

 

Sublime créance à la vie

Inutile vengeance aujourd’hui

Souffle sur le cœur

Dispersion indolore du souffre

 

De mon sol s’élève en secret

La solitude, pesée, embrassée

Débarrasse ses vides

par piles

Resserre l’étoffe et la fibre

 

Sublime, Créance à la vie

Inutile vengeance aujourd’hui

 

Sublime connivence des cris

Silencieux, douloureux puis Heureux

Amalgame poussé

aux éclats

Il n’est plus rien à dire

mais à vivre

 

Sublime, Créance à la vie

Inutile vengeance aujourd’hui

 

Quelle sera la beauté à venir

l'Amour qui saura me cueillir

Le geste ne demande pas

Le regard restera mon effroi

 

Sublime, Créance à la vie

Inutile vengeance aujourd’hui

 

Sublime, Créance à la vie

Sublime, Créance à la vie

              L’Existence 

 

Comme une récompense

J’ai perdu mes défenses

Au plus fort de mes poings

J’ai serré le destin

Je t’ai trouvé ma chance

Au bord de l’ignorance

Tu sens bon, tu sens bon,

Tu sens bon, l’Existence

 

J’ai brûlé mon tabac

Esseulée dans tes bras

J’ai regardé mon âme

Pour te garder en moi

Je t’ai trouvé ma chance

Au bord de mes silences

Tu sens bon, tu sens bon

Tu sens bon, L’Existence !

J’erre encore certains soirs

Mais je me livre à toi

Tu as porté l’enfant,

Pour enfanter ma joie

Je t’ai trouvé ma chance,

A l’heure de la naissance

Tu sens bon, tu sens bon,

Tu sens bon, l’Existence

           En moi

 

Chercher la femme

qui se cache en moi

Chercher la dame

qui se pavane en moi

 

Retrouver la belle

que je ne vois pas,

Débarquer la bête

qui dévore en moi

 

Ecouter la princesse

qui rêve en moi

Et la délicatesse

s’éprendre de moi

 

Chasser la coupable

qui s’égare en moi

Aider la captive,

à se libérer en moi

 

Inviter la déesse

à s’installer en moi

Regarder sa grâce

se déployer en moi

 

Ecouter la princesse

qui rêve en moi

Et la délicatesse

s’éprendre de moi

 

Regarder l’héroïne

jubiler en moi

Aimer la coquine

qui s’amuse de moi

 

Attiser l’aventure

et la flamme en moi

Laisser la tigresse

bondir en moi

 

Ecouter la princesse

qui rêve en moi

Et la délicatesse

s’éprendre de moi

 

LA lala……..

LA lala………….

 

Aimer la vivante

qui s’empare de moi

Et sourire à l’homme

qui voit la femme ,

en moi

    Ceci est mon corps

 

Ceci est mon corps,

Mon château, mon fort

Ma divine demeure

Le refuge a un cœur

 

Ceci est mon corps

Chaleureuses rondeurs

Sublime carcasse

Merveilleuse passagère

Revenue de la mer

 

Ceci est mon corps

Ma cuirasse dorée

Mon scaphandre cuivré

Mon îlot de désirs

Mon enfant à nourrir

 

Ceci est mon corps

Mon élan, mon rocher

Mon œuvre et mon or

Mon soleil à briller

On amour à aimer

       Chocs

Je suis sous le choc,

mais pas en panique

je rejette en bloc

le discours archaïque

 

ces mots là dans vos bouches

une bombe qui me touche

 

un vertige

un frisson

 

Tromperie sur la lutte

Erreur sur la colère

La haine tout azimut

Je refuse vos guerres

Vos racismes m’excèdent

Vos publics m’attristent

S’il existe un remède

Je le rêve pacifiste

 

De toutes les couleurs

Je n’en préfère aucune

pas de diable pour les uns

ni de dieu pour les autres

 

dans nos bouches humaines

le mot peut être doux

 

TOUS DROITS RESERVES

à Béatrice

   Bertho,         AUTEUR.